Les victimes du Propecia alertent les autorités sur les dangers du médicament anti-calvitie

L'Association d'aide aux victimes du Propecia ont écrit à la Direction générale de la Santé pour prévenir des risques accrues de dépression et d'idées suicidaires suite à la prise du médicament anti-calvitie et afin que ces effets secondaires soient mieux signalés.

Romain, qui traitait sa calvitie naissante avec le Propecia, a mis fin à ses jours le 7 juin 2016. Il souffrait d'une grave dépression, qui s'était installée depuis des années. « Comme lui, ils me disent qu’ils n’ont plus la pêche, qu’ils ont des troubles de la libido, qu’ils n’ont pas de copine… », explique sa mère, Sylviane Mathieu, à la tête de l'Association d'aide aux victimes du Finastéride (AVFIN), molécule du Propecia, médicament contre la calvitie.

Troubles dépressifs et envies suicidaires

Ce médicament, produit par le laboratoire Merck, est aujourd'hui fortement soupçonné d'entraîner des troubles dépressifs et des envies suicidaires chez les patients qui le prennent. 

Les victimes ne savent pas vers qui s'orienter

Ce jeudi, Sylviane Mathieu a donc décidé d'adresser un long courrier aux autorités sanitaires, afin de réclamer que l'information concernant les risques dépressifs chez les patients traités au Propecia soit mieux diffusée et que les victimes soient prises en charge. « Il me semble que l’ensemble des problèmes en lien avec la molécule ne sont pas suffisamment mis en avant », souligne la présidente de l'AVFIN. Dans son courrier, Sylviane Mathieu précise que de « nombreuses victimes ne savent pas vers qui s’orienter afin d’être correctement prises en charge d’un point de vue médical et juridique. »

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