Un vaste scandale de pédophilie horrifie le Royaume-Uni

Plusieurs centaines d'enfants auraient été violés, depuis plus de 30 ans...

L'enquête indépendante ordonnée au Royaume-Uni a pour but d'«obtenir la vérité, montrer ce qui n'a pas fonctionné et en tirer les leçons pour l'avenir», a fait savoir un porte-parole du ministère de l'Intérieur ce vendredi. «C'est une affaire vraiment terrible, certains des membres les plus vulnérables de notre société étant la proie de criminels sans pitié». Et pour cause, l'enquête a déjà révélé que des centaines d'enfants à Telford, en Angleterre, avaient fait l'objet d'agressions sexuelles

Des viols parfois collectifs qui durent depuis 1980

D'après le Sunday Mirror, qui a dévoilé le scandale pédophile, près d'un millier d'enfants auraient été violés, dont certains n'ont pas plus de 11 ans, lors d'agressions sexuelles brutales, parfois collectives. Des viols sur mineurs qui auraient lieu depuis 1980 à Telford, ville de 170.000 habitants du centre de l'Angleterre. Des victimes toutes prisonnières d'un vaste réseau de pédophilie que la police n'est jamais parvenue à démanteler.

Ce mercredi, Theresa May s'est exprimée à ce sujet : «Nous avons tous été choqués par cette affaire horrible». La Première ministre a demandé devant les députés britanniques que soit lancée une enquête approfondie le plus rapidement possible. 

Violée toutes les semaines, elle prenait la pilule du lendemain après chaque agression sexuelle

Aux journalistes du Mirror, l'une des adolescentes de 14 ans violée à plusieurs reprises a confié «avoir été forcée d'avoir des relations sexuelles avec plusieurs hommes dans des restaurants de vente à emporter ou des maisons dégoûtantes». Elle a expliqué avoir dû se rendre dans une clinique locale pour prendre la pilule du lendemain «au moins deux fois par semaine», mais «personne n'a jamais posé de questions».

Pour les restreindre au silence, les agresseurs menaçaient leurs victimes de représailles, notamment sur leurs frères et soeurs. «Ces jeunes filles étaient très souvent issues de la classe ouvrière blanche, souffrant de fragilités multiples et c'est pour cela que leurs agresseurs les ciblaient», a fait savoir la députée conservatrice de Telford, Lucy Allan. 

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