Vandalisme raciste sur des affiches

Depuis dimanche dernier, le projet "La rue est à nous toutes" a été lancé dans le cadre du festival Les Créatives. Pour cela, des illustrations ont été exposées par l'artiste Maude Oïhenart, sur lesquelles on peut apercevoir des femmes de diverses origines. Malheureusement, des actes racistes ont été réalisés à l'encontre de ces images. 

"Le vandalisme raciste des affiches est quotidien"

Genève accueille depuis le week-end dernier le festival Les Créatives, pour lequel le projet "La rue est à nous toutes" a été mis en place sur la place Bel-Air. Des illustrations y représentent des femmes de toutes origines, ce qui n'a pas l'air de faire l'unanimité : quotidiennement, les visages des personnages noirs sont rayés, voire même déchirés. «Ce qui me choque, ce n'est pas tant que la fresque soit souillée, mais que cela vise les personnes en raison de leur couleur de peau. C'est clairement un acte raciste», s'exaspère la créatrice de ces oeuvres. 

"C'est le lot quand on organise un festival militant"

Afin de faire face à ces réactions, l'artiste repasse donc chaque jour sur ces oeuvres pour éliminer les marques laissées dessus. «Au début, nous avons pensé qu'il s'agissait d'un acte isolé. Malheureusement, le vandalisme raciste des affiches est quotidien», déclare la coordinatrice du festival. «Des remarques sexistes et racistes, c'est le lot quand on organise un festival militant sur les questions féministes et qu'on travaille pour l'égalité», déclare une autre. 

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