UFC-Que Choisir porte plainte contre des fabricants de produits alimentaires et cosmétiques après la découverte de nanoparticules cachées

L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a décidé de traîner en justice neuf fabricants de cosmétiques et de produits alimentaires après avoir découvert dans leurs marchandises des nanoparticules potentiellement nocives pour l'homme et l'environnement.

C'est une découverte de taille qu'a faite l'Union Fédérale des Consommateurs. "16 produits" provenant de neuf marques différentes, soi-disant testés, ont été testés à nouveau par l'association, qui a eu la surprise de découvrir à l'intérieur des nanoparticules qui peuvent s'avérer ou se sont avérées nocives pour la santé. Ce sont les marques Casino (soupe), JDE (Maxwell Cappuccino), Mars Chocolat France (M&M’s), Mc Cormick (Ducros Mélange Malin Italien), Colgate-Palmolive (déodorant Sanex), Lavera Gmbh & Co. KG (crème solaire), Avene (stick 0 lèvres nourrissant), Coty (Gloss de chez Bourjois) et GlaxoSmithKline (dentifrice Aquafresh), qui sont concernées par les accusations de l'UFC-Que Choisir. Une plainte a été déposée contre chacune des entreprises. 

Un "impact sanitaire" potentiellement important 

Si l'association a décidé de saisir la justice, c'est parce que comme l'explique Fabienne Maleysson, la journaliste en charge de l'enquête au sein de l'UFC Que Choisir, "dans les produits alimentaires qu'on a testés il n'y en a aucun qui l'indique et dans les cosmétiques il n'y en a qu'un tiers", or "un texte européen exige une indication sur l'étiquette depuis trois ans et il y a un arrêté qui est venu le rappeler en France" explique-t-elle lors de son intervention à franceinfo. 

En effet, "compte tenu des incertitudes sur les risques sanitaires concernant les nanoparticules dans les produits de consommation ça doit être étiqueté dès la première nanoparticule présente", rajoute-t-elle. "L'Institut national de la recherche agronomique (Inra), et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) ont ainsi souligné que certaines nanoparticules pouvaient avoir des effets promoteurs potentiels de la cancérogenèse », a-t-elle conclut avant d'annoncer que le ministère de l'Économie ainsi que la DGCCRF (organisme en charge de la répression des fraudes) avaient été informés de la présence de ces nanoparticules. Ainsi ils devraient "publier la liste des produits alimentaires et cosmétiques silencieux sur la présence de nanoparticules, de poursuivre les fabricants en infraction et de maintenir durablement les investigations sur le sujet".

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