Un tueur en série de chats terrifie le Royaume-Uni : déjà plus de 400 animaux décapités

C'est une affaire qui n'en finit plus de prendre de l'ampleur et que les autorités peinent à résoudre. Au Royaume-Uni, un tueur en série décapite des animaux. Plusieurs centaines de chats ont déjà été retrouvés sans tête, leurs corps présentant des similitudes laissant à penser qu'un seul et même tueur est en train de décimer, méthodiquement, la population féline d'Angleterre...

Qui arrêtera le tueur en série de chats du Royaume-Uni ? Alors que Scotland Yard peine à conclure cette enquête ouverte il y a deux ans, des cadavres d'animaux décapités continuent d'être découverts par des propriétaires, horrifiés. Les dépouilles des animaux présentent des similitudes dans leurs sévices, qui laissent penser aux autorités qu'un tueur en série est en train d'agir.

Plus de 400 animaux décapités, "dans toutes sortes d'endroits"

En l'espace de deux ans, la Snarl, association de défense des animaux en Angleterre, a déjà recensé pas moins de 400 victimes. Des animaux, en grande majorité des chats, mais aussi des lapins et des renards, "présentant exactement les mêmes caractéristiques" et retrouvés "dans toutes sortes d'endroits", à Londres, Brighton (sud), mais aussi dans le centre du Royaume-Uni, à Northampton. 

L'affaire débute en 2015 lorsque Tony Jenkins, co-fondateur de la Snarl, est interloqué par une succession de décès suspects. Lui et sa collaboratrice Boudicca Rising établissent alors une cartographie des crimes en contactant les vétérinaires et propriétaires d'animaux. "A ce moment-là, on a compris que quelque chose était en train de se passer", confie Boudicca.

Cette série de crimes d'animaux est portée à la connaissance de Scotland Yard, qui ouvre une enquête tout comme la Société royale de protection des animaux (RSPCA). "La police croit qu'une personne ou un groupe de personnes (...) sont responsables des morts et mutilations", a rapporté Scotland Yard à l'AFP.

L'horreur de ces crimes est telle que deux organisations majeures de protection des animaux, dont la PETA, offrent une récompense à quiconque aidera à capturer le tueur en série d'animaux. 

Un tueur en série d'animaux qui pourrait s'en prendre aux femmes

L'enquête, qui piétine, a toutefois permis d'établir un portrait robot du tueur. D'après la Snarl, il s'agirait d'un homme blanc âgé d'une quarantaine d'années, qui mesurerait à peu près 1 mètre 80 et qui "a vraisemblablement grandi à Croydon".

"On sait qu'il existe un lien entre les tueurs en série et des cas de violence contre des animaux", soulignait récemment, non sans inquiétude, Andy Collin, responsable de l'enquête policière. "L'hypothèse, c'est que ce tueur obtient une certaine forme de satisfaction (en tuant des chats). La crainte, c'est qu'il finisse par ne plus l'obtenir. Et qu'il s'en prenne alors aux humains, et notamment aux femmes", a-t-il expliqué...

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