Tueries à Sarcelles : ce que l’on sait du triple-meurtre perpétré par un policier

Un policier de 31 ans a blessé sa compagne et tué trois autres personnes avec son arme de service, avant de mettre fin à ses jours...

Du sable a été répandu par terre pour couvrir le sang. Samedi soir à Sarcelles, un policier s'est servi de son arme de service pour tuer trois personnes et en blesser trois autres grièvement avant de retourner son arme contre lui pour se donner la mort.

Ce dimanche, dans le centre-ville de Sarcelles, toutes les conversations tournaient autour de ce drame. François Pupponi, député socialiste et ancien maire de Sarcelles, a fait part de sa "sidération". Désormais, tous attendent de savoir ce qu'il s'est passé exactement et qu'est-ce qui a bien pu pousser ce fonctionnaire de police à commettre un tel carnage ?

Une séparation à l'origine du massacre ?

Il était environ 20h45 ce samedi 18 novembre, lorsqu'Arnaud M., gardien de la paix, rentre après son service à Sarcelles, commune limitrophe de Paris. Il y retrouve sa compagne non loin du pavillon de ses parents, apprend-on dans le communiqué du procureur de la République de Pontoise, Eric Corbaux. C'est alors que la discussion s'envenime et que le policier, excédé, sort son arme de service et blesse grièvement sa petite amie au visage.

Mais Arnaud M. ne s'arrête pas là. Il abat ensuite deux personnes qui avaient tenté d'intervenir, d'après les premières constatations de l'enquête. Des passants qui habitaient non loin et qui ont tenté de porter secours à sa petite amie. Le policier se rend ensuite au domicile de ses beaux-parents, situé à une dizaine de mètres, et blesse grièvement au thorax le père de famille, qui décédera de ses blessures, avant de loger une balle dans le fémur de la mère et de la soeur de sa compagne. Il tuera également le chien de la famille, retrouvé mort, une balle dans la tête, au fond du jardin. 

« C’était quelqu’un qui allait se séparer de son épouse. Il ne l’a pas supporté. C’est quelqu’un qui, à un moment donné, déraille totalement. Comme il est armé, il peut tirer. C’est le drame de la police », a déclaré à propos de cette affaire le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. 

Rubriques

Société