"Tarlouze", "PD"... : devant un match de foot, 1 Français sur 4 tient des propos homophobes

Le sondage, dévoilé ce jeudi par Ipsos, révèle que les insultes homophobes sont couramment utilisées dans les stades et même en dehors. Mais une amélioration est à noter. 

"Si les Français acceptent aujourd'hui largement l'homosexualité, l'homophobie reste perçue comme répandue dans la société et le milieu du football", explique le sondage Ipsos commandé par l'association Foot Ensemble, qui s'est intéressée à la place de l'homosexualité dans le sport, en France.

Dévoilés ce jeudi 17 mai à l'occasion de la journée nationale de lutte contre l'homophobie, les résultats de ce sondage sont majoritairement encourageants, même si il est possible de constater que certains préjugés sont encore bien présents.

L'institut Ipsos révèle tout d'abord que l'homosexualité dans le milieu du football semble mieux perçue dans la société française, puisque 82% des Français la jugent "acceptable" (dont 58% "tout à fait acceptable"). Pourtant, très peu de joueurs ont révélé leur homosexualité aujourd'hui. D'ailleurs, plus de deux tiers des sondés (77%) estiment qu'il est difficile pour un footballeur de se déclarer ouvertement homosexuel. Ils sont 61% à le penser quand il s'agit d'une footballeuse.

Des insultes qui font partie du "folklore" du football pour 15% des sondés

"Cette difficulté à vivre son homosexualité dans le milieu du football s'explique notamment par des propos homophobes enracinés et banalisés", note l'étude, qui rapporte qu'un Français sur quatre (25%) reconnaît tenir des propos homophobes en assistant à un match de football. Des insultes du type "pédé" ou encore "tarlouze", largement banalisées chez les amateurs de ballon rond. Et pour cause, seuls 12% d'entre eux les considèrent comme homophobes. 15% estiment même que ces insultes font partie du "folklore" du football. 

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