Un rapport publié par l'Observatoire national du suicide a dévoilé des chiffres qui en disent long sur le mal-être des jeunes ; le suicide serait la deuxième cause de mortalité des 15-24 ans après les accidents de la route.

Les chiffres de l’Observatoire sont sans appel : le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes derrière les accidents de la route. Il représente une mort toutes les heures.

En 2014, il y a eu 8, 885 morts en France, soit 24 par jour. De plus, le rapport souligne que ce n’est qu’une estimation et qu’en réalité, ce chiffre pourrait avoisiner les 10 000 décès.

Un taux de décès plus important pour les hommes

Si les hommes ont un taux de décès plus important, chez les femmes «les tentatives de suicide sont deux fois plus fréquentes», «de même que les pensées suicidaires». Cela s’explique par le fait que les hommes «extériorisent davantage leur souffrance par le recours à la force et à la violence (délinquance, alcoolisation, vitesse sur les routes, errance, etc.), dont les décès par suicide sont la forme ultime».

Plus inquiétant encore, 1 ado sur dix déclare avoir déjà pensé au moins une fois au suicide durant ces douze derniers mois et près de 3% des jeunes de 17 ans ont déjà fait une tentative de suicide ayant entraîné une hospitalisation.

Un taux plus élevé chez les personnes âgées

Cependant, le taux de suicide chez les adolescents reste plutôt faible par rapport aux autres tranches d’âges. Sur l’ensemble de la population (hommes et femmes confondus), le taux de suicide le plus élevé se trouve chez les personnes âgées. Il culmine chez les hommes de plus de 74 ans (59,4 pour 100.000 hommes).

Un des taux les plus élevés d’Europe

D’après le rapport, la France serait particulièrement touchée par ce fléau : "la France présente, au sein des pays européens, un des taux de suicide les plus élevés derrière les pays de l'Est, la Finlande et la Belgique".

“Le deuil après suicide n'est pas un deuil comme les autres”

Le rapport souligne que malgré une baisse de ces taux, ces chiffres «taisent les conséquences de ce geste sur les proches». Le document cite le livre dédié L'Envers de notre monde (2006), où les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet expliquent que "le deuil après suicide n'est pas un deuil comme les autres”.

Les auteurs du document ont déclaré que la prévention du suicide devrait être une «priorité de santé publique».

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