Soupçons de financement libyen : Nicolas Sarkozy mis en examen

L'ancien président Nicolas Sarkozy a été mis en examen mardi dernier, soupçonné d'avoir financé illégalement sa campagne électorale. 

Cela fait plusieurs années que Nicolas Sarkozy est la cible de plusieurs investigations : l'ex-chef de l'Etat a longuement été soupçonné de financements illicites, aujourd'hui révélés au grand jour après plusieurs témoignages. 

L'ancien président placé sous contrôle judiciaire

"Corruption massive", "recel de fonds public libyen", ou encore "financement illégal de campagne électorale" : ce sont les faits dont est accusé Nicolas Sarkozy, qui a été placé sous contrôle judiciaire après sa mise en examen. Il aura fallu cinq années d'enquête pour que l'homme politique soit finalement mis en examen.

Selon le magazine Le Monde, des témoignages ont été récoltés du côté d'anciens dignitaires du régime Kadhafi, des propos permettant de confirmer les soupçons quant aux financements illicites dont serait accusé Nicolas Sarkozy. 

"Je vis l'enfer de cette calomnie"

Nicolas Sarkozy voit les preuves contre lui s'accumuler. En plus des témoignages, l'office anticorruption a publié un rapport selon lequel il y aurait eu une importante circulation d'espèces autour de l'ex-président pendant la campagne de 2007.

Le concerné nie cependant les faits pour lesquels il est accusé, déclarant "depuis 2011, je vis l'enfer de cette calomnie". Nicolas se serait même exprimé devant les juges : "je suis accusé sans aucune preuve matérielle par les déclarations de M. Kadhafi, de son fils, de son neveu, de son cousin, de son porte-parole, de son ancien Premier ministre et par les déclarations de M. Takkiedine dont il est avéré à de multiples reprises qu'il a touché de l'argent de l'Etat libyen", rajoutant : "les faits dont on me suspecte sont graves, j'en ai conscience. Mais, comme je ne cesse de le proclamer avec la plus totale constance et la plus grande énergie, si c'est une manipulation du dictateur Kadhafi ou de sa bande, ou de ses affidés, dont Takkiedine fait à l'évidence partie, alors je demande aux magistrats que vous êtes de mesurer la profondeur, la gravité, la violence de l'injustice qui me serait faite. "

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