Une secrétaire médicale vaccinée contre l'hépatite B indemnisée 190.000 euros par l'État

Alors qu'elle avait été obligée de se faire vacciner contre l'hépatite B pour garder son emploi en 1994, une secrétaire médicale a remporté son bras de fer avec l'État après avoir rencontré des problèmes physiques liés au vaccin. 

L'État n'aura jamais voulu admettre sa faute, mais la cour administrative d'appel de Nantes aura finalement donné raison à la plaignante. Alors qu'elle avait rencontré des problèmes physiques suite à sa vaccination contre l'hépatite B, cette secrétaire médicale aujourd'hui âgée de 64 ans avait décidé de porter plainte contre l'État français. En effet sa vaccination avait été rendue obligatoire par "une obligation du code de la santé publique" selon Europe 1.

Alors qu'elle souffre depuis des années de douleurs musculaires et de fatigues inexplicables, la cour d'appel a émis un verdict en sa faveur. "La somme mise définitivement à la charge de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam) au profit de Madame L. (...) fixée à 190.751,19 euros", a annoncé la cour d'appel.

Le Conseil d'État du côté de la plaignante

Suite à sa plainte, le Conseil d'État avait déclaré que "le lien de causalité entre la vaccination contre l'hépatite B subie par Madame L. dans le cadre de l'obligation vaccinale liée à son activité professionnelle et la myofasciite à macrophages dont elle souffre doit être regardé comme établi et de nature à ouvrir droit à réparation à son profit au titre de la solidarité nationale". Une grande victoire pour cette femme qui souffre depuis des années, alors qu'elle avait refusé par trois fois de faire ce vaccin.

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