Se souvenir

Remarquable article deThe Economistà propos de ce qu’enseigne l’histoire sur l’issue des grandes crises non économiques, depuis la fin de la Grande Peste en 1350 à celle de la Seconde Guerre Mondiale. Troisconstantes majeures. A la crise  ne succède pas l’euphorie. De l’épidémie de variole au UK (1870) au monde post 1945 en passant par la fin de la grippe espagnole (1920), la tendance est la même :l’épargne constituée par les consommateurs n’est pas déversée brutalement dans l’économie.Une étude Goldman Sachs montre ainsi que de 1946 à 1949,les Américains ne dépensèrent que 20 % de l’épargne supplémentaire accumulée pendant la guerre Les sorties de crises se traduisent par un renouveau entrepreneurial : grandes explorations maritimes après la Peste Noire, créations records d’entreprises aux États-Unis en 1919, mais aussi -- comme le relève le FMI -- boom de l’automation et de la robotisation " spécifiquement lorsque la situation sanitaire a impacté négativement l’économie".Après ces grandes crises, "les bouleversements politiques suivent". En particulier, la tolérance face aux inégalités diminue et, selon le FMI, on observe un pic de contestation sociale, deux ans après la fin de la pandémie. Vivement la rentrée 2023 !

Rubriques

Société