Le rituel d'intégration d'une école d'Angers fait plusieurs brûlés

Lors d'un rite de "transmission des valeurs", plusieurs élèves de l'école des Arts et Métiers d'Angers ont subi des brûlures à la cuillère.

C'est un rite qui se déroule chaque année, mais cette fois-ci, il a dégénéré. Au cours d'un "rite de transmission des valeurs", seize élèves angevins de l'École nationale des arts et métiers ont eu la mauvaise surprise d'être brûlés au cours de la nuit par leurs aînés.

Plusieurs mois durant, les secondes années de l'Ensam on fait croire aux nouveaux arrivants qu'ils allaient les tatouer pour perpétuer une tradition de l'école. Sauf qu'au lieu de faire de véritables tatouages, les étudiants passaient un glaçon sur la peau des bizutés pour imiter la sensation de brûlure et piéger les jeunes élèves. Mais cette année, pénurie de glaçons. Les étudiants en deuxième années ont donc dû improviser et ont utilisé des cuillères chauffées. Après avoir testé les cuillères sur eux-mêmes, ils les ont appliqués sur les élèves, "mais il semble que l’opération ait été de moins en moins maîtrisée au fil de la nuit", a confié le directeur de l'école.

"Torture" pour la présidente du Comité national contre le bizutage

"On a franchi une étape, là. C'est l'escalade. Avant, il y avait une pression psychologique. Là, ce sont carrément des sévices. Comment est-ce que, dans une grande école comme ça, on peut encore faire ça?", s'étonne Marie-France Henry, présidente du Comité national contre le bizutage. "Ce n'est pas de l'humiliation, ce n'est pas dégradant? C'est quoi alors? C'est de la torture, tout simplement", s'insurge-t-elle avant de réclamer "une condamnation en justice".

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