Le rétablissement du jour de carence dans la fonction publique votée par l'Assemblée

Avec cette mesure, le gouvernement entend réduire l'absentéisme dans la fonction publique. 

L'Assemblée nationale a donné son aval pour le rétablissement du jour de carence dans la fonction publique, en cas d'arrêt maladie. Pour le gouvernement, cette mesure, votée dans le cadre du budget 2018, va réduire l'absentéisme chez les fonctionnaires.

170 millions d'euros par an causé par l'absentéisme dans la fonction publique

Le rétablissement du jour de carence dans la fonction publique, promis lors de la campagne d'Emmanuel Macron, prévoit donc que les fonctionnaires se mettant en arrêt maladie ne seront rémunérés qu'à partir du deuxième jour, comme pour les salariés du privé dans leur grande majorité. Annoncée dès juillet par l'exécutif, la mesure va permettre de "lutter contre le microabsentéisme qui désorganise les services, alourdit la charge de travail des collègues en poste et coûte environ 170 millions d'euros par an".

Pour le communiste Jean_paul Dufrègne, ce jour de carence rétablit dans la fonction publique est "une stigmatisation" des fonctionnaires et une mesure "court-termiste et inefficace". Particulièrement décrié par les syndicats de fonctionnaires, le jour de carence avait été mis en place par Nicolas Sarkozy en janvier 2012, puis supprimé par François Hollande en janvier 2014. À l'époque, Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, avait jugé cette mesure "injuste, inutile et inefficace".

Pour justifier le retour du jour de carence dans la fonction publique, le Premier ministre Édouard Philippe affirmait en octobre que lorsque cette mesure avait été mise en place, "il y a quelques années, il avait produit de remarquables résultats pour lutter contre l'absentéisme". "Cet absentéisme, ce tout petit absentéisme, cet absentéisme de un jour ou de deux jours, avait considérablement augmenté" suite à la suppression du jour de carence par Hollande, avait-il souligné.

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