Ce lundi, le gouvernement doit présenter aux partenaires sociaux ses pistes pour mieux contrôler les chômeurs. La volonté de durcir les sanctions envers les tricheurs devrait être évoquée, ainsi que la notion d'offre raisonnable d'emploi, que les chômeurs ne pourront refuser. 

Ce lundi 19 mars, le gouvernement s'apprête à évoquer avec les partenaires sociaux un sujet particulièrement sensible : le contrôle des chômeurs. Syndicats et patronat ont ainsi rendez-vous au ministère du Travail, afin d'assister à la présentation d'une partie du projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel". La notion d'offre raisonnable d'emploi (ORE) devrait être évoquée. 

Les critères de l'ORE définis avec un conseiller lors d'un premier rendez-vous

Cette notion, le gouvernement souhaite notamment la redéfinir, afin qu'elle soit appliquée de manière personnalisée. "On ne va pas demander à une personne habitant en zone rurale d’accepter un emploi à des dizaines de kilomètres de chez lui s’il n’a pas de voiture ! Ce ne sera pas Big Brother", tient à souligner une source de l'exécutif citée par Le Parisien. Ainsi, chaque demandeur d'emploi devrait pouvoir définir lors de son premier rendez-vous ce qu'il peut accepter ou non en termes d'offres, à savoir le type d'activité, la nature de l'emploi (temps plein ou partiel) et surtout la zone géographique de ce travail. 

Une fois que ces critères seront définis avec le conseiller, qui tiendra également compte des qualifications, des compétences professionnelles et de la situation familiale et personnelle du demandeur d'emploi, le chômeur ne pourra pas refuser deux fois de suite une offre répondant aux critères de l'ORE au risque de voir son allocation suspendue. Plus le délais de recherche s'allongera, plus les critères de l'ORE seront revus à la baisse, notamment en matière de rémunération. 

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