Qui est l'ex-président du MJS Thierry Marchal-Beck, accusé d'agressions sexuelles ?

L'ancien président du MJS est accusé de harcèlement et d'agression sexuelle par huit femmes. Qui est Thierry Marchal-Beck, ce jeune socialiste qui avait réussi à s'imposer rapidement en politique ?

Le journal Libération a recueilli le témoignage de huit femmes accusant Thierry Marchal-Beck. Des faits qui se seraient déroulés entre 2010 et 2014. Une période durant laquelle il était président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). Toutes les victimes étaient à l'époque des militantes ou des cadres du MJS.

Engagé très tôt dans la politique

"TMB", comme il était surnommé au MJS, tombe très tôt dans la politique. "Ma famille est très engagée dans la politique, cela m'est venu naturellement", racontait-il au Lab d'Europe 1. Ce fils d'un inspecteur de l'Éducation nationale et d'une proviseure a commencé par militer à l'UNL, l'Union nationale lycéenne. Originaire de Lorraine, il rentre deux ans plus tard au MJS et milite lors de la campagne présidentielle de 2002 aux côtés de Lionel Jospin.

Étudiant à l'Institut d'études politiques de Lille, il part faire un an d'études aux États-Unis et milite lors de la campagne de Barack Obama. "Une révélation pour la suite de ma carrière (...) C'est ce qui m'a convaincu de faire de la politique", avait-il expliqué au Lab.

De retour en France, il reprend sa carte au MJS et monte petit à petit les échelons : il intègre l'équipe nationale en 2009 et en devient même président en 2011.

Militant du droit des femmes

À l'époque TMB militait pour la cause féministe et les droits des femmes. D'après Libération, il encourageait même "ses militants à rejoindre l'association Osez le féminisme" et il rappelait "les règles sur le consentement sexuel dans le bus roulant vers un congrès".

"Être jeune socialiste, c'est être un militant de l'universalité des droits. C'est pour cela que nous sommes militants féministes et LGBT", avait-il également déclaré lors d'un discours.

Lorsqu'il a quitté la tête du MJS en novembre 2013, Thierry Marchal-Beck a d'abord rejoint le cabinet de Benoît Hamon à Bercy, avant de le suivre à l'Éducation nationale en tant que chef de cabinet adjoint. Lorsque Benoît Hamon quitte le gouvernement, lui se tourne vers le privé. Il retrouve la politique dans l'équipe de campagne de Benoît Hamon, toujours, lors de la campagne présidentielle. Depuis octobre, il occupe le poste de délégué général de l'Union nationale des associations de tourisme et de plein air.

Pour le moment aucune plainte n'a été déposée contre lui et la majorité des faits relatés dans l'article de Libération sont prescrits. Lui s'est dit à la disposition de la justice.

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