Propos enregistrés de Wauquiez : la réponse violente de Sarkozy

D'après Le Canard Enchaîné, l'ancien chef de l'État n'a pas mâché ses mots auprès de Laurent Wauquiez, dont les propos enregistrés défraient la chronique...

Depuis bientôt une semaine, le président des Républicains se retrouve au coeur d'une vive polémique après la diffusion de certains de ses propos enregistrés par l'un des étudiants de l'école EM Lyon, où il donnait une série de cours. L'emballement médiatique a été tel que Laurent Wauquiez a tenu à s'expliquer sur le plateau de BFMTV mardi dernier. Face à ses détracteurs, le patron des LR a maintenu ses propos-chocs tout en dénonçant  « des méthodes de voyou » de la part des journalistes pour obtenir ses enregistrements, qui auraient été selon lui détournés pour créer la polémique. 

Parmi les politiques visées par les propos de Wauquiez, Alain Juppé, Gérald Darmanin, Emmanuel Macron, Valérie Pécresse et même Angela Merkel. Mais une autre personnalité se trouvait également citée dans ces enregistrements : Nicolas Sarkozy. L'ancien chef de l'État était même accusé d'avoir mis sur écoute ses ministres. 

« Si j’étais toi, je trou­ve­rais un autre métier »

Laurent Wauquiez, qui a maintenu ses déclarations mardi dernier sur BFMTV, a admis toutefois s'être excusé auprès de Nicolas Sarkozy. « Je regrette vrai­ment », a-t-il insisté. Cependant, ses excuses semblent n'avoir pas suffit à calmer la colère de l'ancien président de la République, furieux de ces révélations. L'échange téléphonique aurait été particulièrement violent entre Nicolas Sarkozy et le président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes. Entre autres remarques cinglantes, Le Canard Enchaîné cite : « Beau­coup de monde me disait que tu n’étais qu’une grosse merde. Aujourd’­hui, je n’ai d’autre choix que de penser comme eux. Il paraît que tu as des ambi­tions prési­den­tielles. Si j’étais toi, je trou­ve­rais un autre métier », ou encore : « Tu prétends que Darma­nin n’a plus d’ave­nir poli­tique, mais toi, quand je vois que, sitôt à la tête du parti, tu commences comme ça, je me dis que tu n’iras pas loin. L’élec­to­rat des Répu­bli­cains va t’en vouloir, et, sans lui, tu ne pèses pas grand-chose ». Voilà qui a le mérite d'être dit. 

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