Procès Jawad Bendaoud : les parties civiles excédées par le show du « logeur de Daech »

Le procès de Jawad Bendaoud s'est ouvert ce mercredi 24 janvier. Interrogé sur ces fameux jours après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, celui que l'on surnomme "le logeur de Daech" a multiplié les invectives, les provocations et les sorties toutes plus incongrues les unes que les autres. Un comportement qui agace fortement les parties civiles et semble-t-il jusqu'à son propre avocat...

Jawad Bendaoud assure le spectacle, c'est le moins que l'on puisse dire. Alors que la justice et les victimes craignaient qu'il ne vienne pas à son procès ou bien qu'il se fasse exclure de la salle d'audience à cause de son comportement violent, il en est tout autre. Au deuxième jour de son procès, Jawad Bendaoud, le "logeur des terroristes", répond aux questions tout en faisant le show. 

Particulièrement agité, comme au bord de la crise de nerfs, l'accusé semble donner littéralement dans le sketch face à la 16e chambre correctionnelle de Paris, chargée de juger depuis deux jours quels étaient ses liens avec les terroristes du 13-Novembre. Jawad Bendaoud, qui assure n'avoir fait le rapprochement avec le commando terroriste qu'une fois en prison, lorsqu'un codétenu lui montre une vidéo et lui lance : "tu as hébergé le croque-mort de Daesh", n'a de cesse de clamer son innocence. "Je ne mens pas, je n’étais pas au courant que ces gens avaient tué 130 personnes", assure-t-il. 

Jawad Bendaoud, qui a pourtant logé le commando de terroristes qui a ensanglanté Paris, assure ne pas avoir eu de doutes sur leurs identités et leurs intentions. "Après avoir quitté mes locataires, j'étais très tranquille. Posé sur mon balcon, avec vue sur le Stade de France, en train de me fumer un gros joint de beuh. J’ai mangé un sandwich escalope boursin – j’en ai même  donné un morceau à mon chien – et j’ai regardé un film sur Netflix. Vous pensez vraiment que je savais que je venais de laisser des terroristes dans mon appartement ?"

"On m'a vendu un bœuf bourguignon, j'ai fini avec un couscous"

"On m'a vendu un bœuf bourguignon, j'ai fini avec un couscous", lance-t-il face à la cour, médusée. Une formule censée faire comprendre qu'il ne savait absolument pas qu'il logeait dans son appartement de dangereux terroristes. Des djihadistes rencontrés par l'intermédiaire de son "associé en affaires" - comprendre son associé en deal de cocaïne et crack - que Jawad Bendaoud fait la connaissance des terroristes les plus recherchés au monde, raconte-t-il. "Mohamed Soumah qui me présente des terroristes, c’est comme si JoeyStarr allait intégrer Daech. C’est pas possible !", s'exclame-t-il, avant d'ajouter en pointant du doigt son voisin de box : "Snoop Dogg il fait des soirées avec Ben Laden, c’est possible ça ? Eh ben Snoop Dogg il est là".

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