Pour Macron, la radicalisation s’est installée car « la République a démissionné »

Ce mardi, Emmanuel Macron a estimé que la République avait démissionné dans "nombre de nos territoires en difficulté", laissant "la radicalisation s'installer"...

"Je ne confondrai jamais les quelques milliers de radicalisés et les millions d'habitants des quartiers populaires", a martelé le chef de l'État, en déplacement à Tourcoing (Nord). Emmanuel Macron a toutefois tenu à rappeler dans son discours consacré à la politique de la Ville que "la radicalisation s'est installée et a touché plusieurs milliers de nos jeunes ou de nos moins jeunes". "Et elle doit nous conduire aussi à nous remettre en question, de manière indispensable", a poursuivi le président de la République.

"Les associations salafistes, qui ont porté la radicalisation d'un islam, ont profondément fracturé nos quartiers"

"Cette radicalisation, elle s'est installée parce que la République a démissionné. Et que nous avons laissé dans de trop nombreuses communes, de trop nombreux quartiers, des représentants d'une religion transfigurée, déformée, qui portent la haine et le repli, apporter des solutions que la République n'apportait plus", a souligné Emmanuel Macron, avant d'expliquer : "Parce que nous avons, dans des quartiers, fermé des écoles, supprimé de l'aide pour les plus âgés ou les plus jeunes et que des associations sont arrivées, qui ont proposé des solutions pour tout ça. Avec un visage enchanteur. Mais elles ont proposé à chaque fois en même temps de sortir nos concitoyens de la République et de l'histoire républicaine. C'est cela ce qu'ont fait les associations salafistes, les associations qui ont porté la radicalisation d'un islam et qui ont profondément fracturé nos quartiers".

Afin de lutter contre cette démission, le président de la République a promis, d'ici au début de l'année 2018, "une quinzaine de plans de lutte contre la radicalisation".

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