Pour le défenseur des droits, les séances d'éducation à la sexualité sont trop rarement organisées

Jacques Toubon a remis ce lundi à Emmanuel Macron un rapport sur les droits de l'enfant. Selon lui, les séances d'éducation à la sexualité prévues par la loi ne sont pas systématiquement organisées. Elles pourraient pourtant permettre de lutter contre les comportements sexistes.

Jacques Toubon demande l'application de la loi. Le Défenseur des droits a remis ce lundi son rapport annuel sur les droits de l'enfant au président de la République. Il en a profité pour s'exprimer sur les violences faites aux femmes et la lutte contre les comportements sexistes. 

Dans ce rapport, coécrit avec la Défenseure des enfants, Geneviève Avenard, Jacques Toubon rappelle l'importance de l'école afin de lutter contre les comportements sexistes. Selon lui, les séances d'éducation à la sexualité devraient permettre de lutter contre ce phénomène. Mais, même si elles sont prévues par la loi, elles ne sont pas systématiquement organisées.

Face à la presse, Jacques Toubon a expliqué qu'à l'origine du harcèlement sexuel, il y a "l'idée qu'il y aurait un rapport de supériorité des hommes par rapport aux femmes. L'éducation à la sexualité doit contribuer, dès le plus petit âge, à détruire stéréotypes et préjugés" mais "nous sommes loin du compte".

Une loi de 2001

L'éducation à la sexualité en milieu scolaire a été ajoutée dans la loi en 2001. Elle prévoit trois séances d'éducation à la sexualité par an, dans les écoles, les collèges et les lycées. Il s'agit d'un apprentissage du "respect dû au corps humain" et de donner une "vision égalitaire" des relations hommes-femmes.

Selon une enquête, durant l'année 2014-2015 au moins 1/4 des écoles qui ont accepté de répondre n'avaient pas mis en place ces séances d'éducation à la sexualité. Et la plupart du temps ces cours sont considérés comme une "animation" et suscite "beaucoup de résistances".

Rubriques

Société