Le parti conservateur nationaliste Droit et justice (PIS), dont les membres sont majoritaires au Parlement polonais, entend interdire aux femmes enceintes d'un foetus présentant des malformations, d'avoir recourt à l'avortement...

En Pologne, les militants "pro-vie" affirment avec véhémence qu'avorter d'un foetus malformé revient à "tuer un enfant handicapé". Un point de vue partagé par les membres du parti conservateur Droit et Justice (PIS), majoritaires dans l'enceinte du Parlement polonais. 

Ces derniers ont élaboré un texte de loi visant à interdire l'avortement pour cause de malformations du foetus. «En deux mois, la proposition a été signée par un nombre record de 830.000 personnes», affirme Kaja Godek, responsable du Comité Stop Avortement, à l'origine du texte.

D'après elle, les malformations foetales seraient à l'origine de 96% des IVG pratiquées en Pologne, en 2016. Soit 1.046 avortements. 

«Je signerai la loi interdisant l'avortement eugénique, avant tout pour supprimer le droit de tuer des enfants atteints du syndrome de Down (trisomie 21)», a pour sa part assuré le président Andrzej Duda. Proche de l'Église catholique, il s'est engagé en novembre dernier à promulguer cette loi.

Si cette loi est bien votée, alors une femme polonaise souhaitant avorter ne pourra le faire que dans deux cas : si sa grossesse met gravement en danger sa santé ou bien si elle est la résultante d'un viol ou d'un inceste.

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