Policière rouée de coups à Champigny : "Ils étaient une bonne grosse vingtaine à la taper"

Ali est venu en aide à la policière agressée par une vingtaine de jeunes durant la nuit du Nouvel An, à Champigny-sur-Marne. Le jeune homme raconte l'agression violente subie par la gardienne de la paix, qu'il a tenté de protéger alors qu'elle se trouvait à terre.

Les vidéos de l'agression ultra-violente d'un capitaine de police et d'une gardienne de la paix du commissariat de Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne) ont fait le tour des réseaux sociaux. Appelés à se rendre sur les lieux d'une soirée que des individus non invités tentaient d'infiltrer, les deux policiers ont été pris à parti par une vingtaine de jeunes gens qui les ont encerclés puis passés à tabac.

Le policier a eu le nez cassé, quant à sa collègue, rouée de coups alors qu'elle était à terre, elle souffre de nombreuses contusions au visage. Tous les deux se sont vus prescrire plusieurs jours d'ITT. Ali, témoin de la scène, s'est confié à LCI. Le jeune homme a tenté de venir en aide à la gardienne de la paix.

"Quelqu'un a crié 'Tapez les ! Tapez les ! Ils sont tout seuls'"

"Quelqu'un a crié 'Tapez les ! Tapez les ! Ils sont tout seuls', rapporte le jeune homme. Et avec tous ceux qui avaient la haine, qui s'étaient fait gazer ou avaient reçus des tirs de flashball et tout... et ben ils [les deux policiers agressés] ont ramassé la haine de tout le monde".

"Il y avait encore des gens qui voulaient la taper"

Ali est également revenu sur l'agression de la policière : "Franchement sur la vidéo, on a l'impression qu'ils sont 6 ou 7 à la taper, mais vraiment ils étaient une bonne grosse vingtaine, que des coups de pied, assure-t-il. Au bout d'un moment, elle me regardait, elle m'a tendu la main et j'ai vu quelqu'un qui essayait de prendre son pistolet derrière". C'est précisément à ce moment-là que le jeune homme a décidé d'intervenir : "Je l'ai attrapée, je l'ai relevée et j'ai marché avec elle, assure-t-il. Il y avait encore des gens qui voulaient la taper (...) Il y avait une autre foule qui était restée pour jeter des projectiles, eux aussi ils arrivaient et s'ils l'avaient vue, ils l'auraient massacrée".

Ali explique être parvenu à "cacher" la jeune femme, qui était alors tétanisée. "Elle parlait pas, elle saignait de la bouche, elle marchait sur une jambe, elle a même pas eu le temps de dire merci ou quoi. Là, on l'a ramenée dans un autre croisement où il y avait des policiers. Une voiture de la Bac est passée, je l'ai arrêtée et elle est montée dedans".

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