Plus de 300 étudiants de l'Université de Lorraine se disent victimes de harcèlement sexuel

Sur les 2.267 élèves de l'Université de Lorraine appelés à répondre à un questionnaire concernant leur perception des discriminations et violences sexuelles, près de 400 affirment avoir été victimes de harcèlement sexuel.

Le constat dressé par l'Université de Lorraine est amer. D'après les réponses que les étudiants ont fournies suite à la réception d'un questionnaire qui leur avait été adressé en janvier et février 2017, 376 d'entre eux déclarent avoir déjà été victime de harcèlement sexuel. En majorité des femmes (62%), dont la moyenne d'âge est de 21 ans et six mois.

Encore plus alarmant, sur les 1920 étudiantes à avoir répondu à l'enquête, 73 d'entre elles rapportent avoir été agressées sexuellement, tout comme 17 hommes ayant répondu aux questionnaires.

Dans 84% des cas, les responsables de ces agressions sont d'autres étudiants. Les enseignants sont également désignés comme agresseurs par près d'un tiers des victimes de harcèlement sexuel et par 10% des sondés qui rapportent avoir été agressés sexuellement.

Harcelés également durant les périodes de stage

Le campus ne serait malheureusement pas le seul lieu où les étudiants sont victimes d'agression sexuelle. En effet, un tiers des sondés rapportent avoir également été victimes de harcèlement sexuel lors d'un stage et un quart d'entre eux affirment même avoir été agressés sexuellement durant cette période de découverte du monde du travail.

"Très peu d’universités ont effectué ce diagnostic, malgré les circulaires de 2013 et 2015. Cela va nous aider à mettre en place le dispositif de lutte contre le harcèlement sexuel à l’université qui sera opérationnel début 2018", a commenté le vice-président de l'Université de Lorraine auprès de L'Est Républicain.

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