Paris dit non aux cirques utilisant des animaux sauvages

Le débat avait été relancé après qu'un tigre se soit échappé d'un cirque à Paris, entraînant une certaine panique et malheureusement, la mort de l'animal, abattu par son propriétaire.

Mercredi 13 décembre, la Ville de Paris s'est engagée à ne plus accepter dans sa métropole des cirques faisant appel à des animaux sauvages dans leurs spectacles. Une décision prise sans échéance et renvoyant à l'État la responsabilité de se prononcer sur une interdiction. Une nouvelle saluée par les Écologistes, qui se sont réjouis d'un "petit pas en avant" sur cette question.

Au terme d'un débat sur la place des animaux sauvages dans les cirques et la maltraitance animale que cela engendre, les élus parisiens ont suivi à l'unanimité dans leurs votes la décision de la maire Anne Hidalgo, qui souhaitait que Paris, "non décisionnaire en la matière, s'engage pour une ville sans animaux sauvages dans les cirques, à une échéance à préciser avec l'État et les circassiens". 

Le groupe écologiste et l'UDI-Modem auraient préféré que la Ville se prononce sur une "interdiction" pure et simple. Les "animaux sauvages dans les cirques ne sont pas bien traités. Ils sont exploités à des fins d'amusement et cela heurte de plus en plus de Parisiens", a réagi le maire EELV du IIe arrondissement, Jacques Boutault. "On ne peut pas parler à tout va de biodiversité dans toutes nos délibérations et trouver normal que des espèces hautement menacées d'extinction soient dressées à faire les clowns et enfermées dans des cages exiguës le reste du temps", a lancé pour sa part le porte-parole et secrétaire général du MoDem, Yann Wehrling.

Rubriques

Société