Ouverture du procès de Hamza Mandhouj, parti faire le jihad avec sa fille de 18 mois

Il est partie en Syrie combattre aux côtés du Front al-Nosra, accompagnée de sa fille de 18 mois. Ce lundi, Hamza Mandhouj comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour association de malfaiteurs à visée terroriste et soustraction d'enfant par ascendant.

En 2013, Hamza Mandhouj était parti en Syrie avec sa fille de 18 mois, qui sera finalement récupérée dix mois plus tard à la frontière turque. L'histoire de la fillette emmenée de force dans les rangs du Front al-Nosra avait fait grand bruit lorsque sa mère avait exhorté la presse à la considérer comme "la plus jeune otage française". Cinq ans après les faits, le procès de Hamza Mandhouj s'ouvre ce lundi 5 mars devant le tribunal correctionnel de Paris, où il est jugé pour association de malfaiteurs à visée terroriste et soustraction d'enfant par ascendant.

Le 14 octobre 2013, l'homme, radicalisé et séparé de sa première épouse, gardait sa fille. Mais ce dernier ne l'avait jamais ramené à son domicile. La petite Assia avait était amenée en Turquie et une fois sur place, le père avait contacté son ex-femme en lui demandant de les rejoindre. En décembre 2013, père et fille franchissent la frontière turco-syrienne pour combattre aux côtés du Front al-Nosra, groupe jihadiste en lutte contre le régime de Bachar al-Assad.

"Il m'a dit qu'il ne voulait pas ramener Assia en France et qu'il préférait qu'elle meure en martyre", relatait alors la jeune mère aux médias, en larmes. Finalement, en dépit des mises en garde des autorités françaises, la maman avait rejoint son ex-mari et sa fille près de la frontière syrienne avant de rentrer en France le 3 septembre 2014, avec sa fillette. Le ministre de l'Intérieur d'alors, Bernard Cazeneuve, avait salué l'action de la jeune femme qui était allée récupérer sa fille. 

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