Ouagadougou : une grenade pour l'arrivée de Macron

L'arrivée du président français au Burkina Faso a été marquée par une attaque à la grenade contre des soldats français à Ouagadougou, qui a fait trois blessés.

La première étape de la tournée africaine d'Emmanuel Macron s'annonce quelque peu tendue. Vers 20 heures, deux individus encagoulés et à moto ont lancé une grande contre un véhicule de l'armée française qui se dirigeait vers Kamboinsé, caserne des forces spéciales françaises située au nord de Ouagadougou, a rapporté une source anonyme des forces de l'ordre.

Lors de cet assaut, "trois riverains ont été blessés, dont un grièvement". En revanche, "l'objectif visé par les assaillants était le véhicule de l'armée française, qui n'a pas été touché". L'attaque n'a pas été revendiquée à cette heure.

Une visite qui s'annonce plus tendue que prévue

En août, la capitale du Burkina Faso avait subi un attentat similaire qui avait fait 19 morts. Cette nouvelle attaque risque de compliquer la visite d'Emmanuel Macron, qui avait prévu un "grand oral africain" devant quelque 800 étudiants de l'université de Ouagadougou. Cette intervention, suivie de questions-réponses avec les étudiants burkinabés, était présenté comme le point fort de cette première tournée africaine du président français, qui est arrivé seulement deux heures et demie après le lancer de cette grenade.

Après sa visite au Burkina Faso, Emmanuel Macron a prévu de se rendre en Côte d'Ivoire et au Ghana. Le but de cette tournée est de convaincre une jeunesse africaine de plus en plus hostile vis-à-vis de la France et de sa présence sur le continent, le tout sur fond de menace terroriste omniprésente dans la région du Sahel.

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