Notre-Dame n’est pas assurée

Seulement quelques heures après l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, de nombreuses cagnottes ont été créées et plusieurs promesses de dons ont été faites par de grandes fortunes (Pinault, Arnault, Bettencourt) et de grandes entreprises (Total, Michelin, L’Oréal). Une récolte qui pose la question de l’assurance pour genre de monument.

En moins de 48h, l’ensemble des promesses de dons et des sommes déjà récoltées atteignent presque le milliard d’euros. Une somme exceptionnelle qui pourrait permettre à l’Etat de procéder à la restauration de la cathédrale. En effet, on a appris que, comme la plupart des cathédrales, l’Etat était le propriétaire mais également son propre assureur.

Etant propriétaire de la plupart des cathédrales construites avant 1905, l’Etat a donc la charge de la restauration de Notre-Dame. Ce recours à l'autoassurance est valable pour de nombreux monuments du patrimoine de l’Etat dont la construction date jusqu’à la fin du 19ème siècle.

Les dons des grandes fortunes, des entreprises et des milliers d’anonymes vont ainsi permettre de couvrir une partie des réparations. Dans le montant des réparations, il est cependant possible que les assurances soient également mises à contribution. En effet, s’il est prouvé que les causes de l’incendie sont liées aux travaux, les entreprises intervenant sur le chantier assurées pourraient donc obliger les assureurs à couvrir une partie des réparations. Néanmoins, les montants sont plafonnés et ne devraient pas excéder quelques millions.

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