L’ancien militaire avait été arrêté en septembre pour la disparition de Maëlys. Ce 14 février, il avoue enfin le meurtre de la fillette de 9 ans. Mais son nom n'apparaît pas seulement dans cette triste affaire.  

Août 2017, la disparition de la jeune fille au beau milieu d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin avait marqué les Isérois. Nordahl Lelandais avait alors été le principal suspect dans cette affaire ; plusieurs fois pendant la fête, il avait été vu en train de discuter avec la petite fille, lui montrant des photos de chiens.

Il a avoué avoir tué "involontairement" la fillette 

Ce mercredi 14 février, il a enfin avoué avoir tué “involontairement” la fillette. Septembre 2017, une trace d’ADN avait été retrouvée dans sa voiture, conduisant à sa mise en examen. Mais le 30 novembre, un nouvel élément accablant va préciser les faits ; une caméra avait en effet enregistré Maëlys dans la voiture du suspect, puis la même voiture sans elle sur le chemin du retour à l’heure de sa disparition. Cette fois, Lelandais est mis en examen pour meurtre.

« Nous allons regarder toutes les disparitions inquiétantes qui ont pu avoir lieu dans la région »

La résolution de cette triste affaire va permettre de rouvrir d’autres cas d’enlèvement non-élucidés dans lesquels il pourrait avoir été impliqué « à la lumière du parcours de Nordahl Lelandais, nous allons regarder toutes les disparitions inquiétantes qui ont pu avoir lieu dans la région » a déclaré Thierry Dran, procureur de la République.

En avril 2017, le maître chien de 34 ans avait été mis en examen pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer. Le jeune homme de 24 ans avait disparu suite à une soirée dans une discothèque de Chambéry. Des indices « graves et concordants avaient conduit à sa mise en examen pour “assassinat” » a expliqué Thierry Dran, parmi lesquels le bornage du téléphone et du véhicule de Lelandais. 

« Pour l’heure, établir un lien relève du pur fantasme »

D’autres affaires non élucidées ont refait surface, en particulier la tuerie de Chevaline. Septembre 2012, trois membres d’une famille britannique et un Français avaient été retrouvés tués en Haute-Savoie sur un chemin forestier. Début février, les familles de onze disparus s’étaient réunies afin d'échanger des informations sur leurs proches et de voir si ils avaient pu croiser Nordahl Lelandais le jour de leur disparition. 

Il est cependant encore trop tôt pour établir un quelconque lien entre ces affaires et le suspect : « pour l’heure, établir un lien relève du pur fantasme. On est encore au stade de vérifications dans le but d’écarter tout lien », tempère le procureur.

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