Aux côtés de Patrick Henry depuis sa demande de libération pour raisons médicales en septembre dernier, jusqu'à sa mort, ce dimanche 3 décembre, Martine Veys a témoigné sur FranceInfo.

"Malgré la douleur physique importante, il a eu des vrais moments de bonheur. Il a été très entouré", a confié ce lundi sur FranceInfo Martine Veys, amie proche de Patrick Henry, décédé ce dimanche 3 décembre à 64 ans des suites d'un cancer du poumon.

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre d'un enfant en 1977, Patrick Henry a pu compter sur le soutien de son amie proche, Martine Veys, notamment lors de sa suspension de peine le 16 septembre dernier pour raisons médicales. Celle-ci l'a notamment aidé à trouver un logement à sa sortie de prison. 

"Il n'est sorti que par la maladie"

"Il n'a pas eu un regard hostile, une seule fois. Il était très changé physiquement par la maladie", a précisé Martine Veys qui avait fait la connaissance de Patrick Henry dans les années 90, lorsqu'elle était visiteuse de prison. En 2016, Patrick Henry avait été "anéanti par le rejet" de sa demande de libération conditionnelle "par la cour d'appel", souligne-t-elle. C'est précisément à ce moment-là "qu'il a commencé à avoir des problèmes de santé. Il a arrêté de se battre dans l'espoir de sortir. Il n'est sorti que par la maladie".

Pour Martine Veys, Patrick Henry était un homme "maudit", dont le "nom véhicule la haine" et qui "portait un costume trop grand"

Lors de son jugement en 1977, Patrick Henry avait échappé à la peine capitale grâce au plaidoyer de l'un de ses avocats, Robert Badinter. Ce dernier, devenu par la suite ministre de la Justice, a été à l'origine de l'abolition de la peine de mort en 1981.

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