Sophie Lionnet, tuée par le couple qui l'avait employée comme jeune fille au pair à Londres, a subi de nombreux sévices et humiliations avant sa mort.

Ce lundi 19 mars à Londres s'est ouvert le procès du couple accusé d'avoir tué Sophie Lionnet, jeune fille au pair française dont le corps calciné a été retrouvé le 20 septembre 2017 dans le jardin de ses patrons, à Wimbledon, au sud-ouest de Londres. La jeune fille a vécu avant sa mort un long calvaire sous le regard dominateur de la femme qui l'employait, persuadée qu'elle avait fauté. Le tout sous les yeux de son compagnon qui ne faisait rien pour mettre un terme à ce cauchemar familial.

Sophie, devenue l'esclave de ce couple de Français vivant à Londres, a dû endurer les pires violences et très probablement des tortures, pour des fautes non commises, jusqu'à son décès. Ses deux employeurs, Sabrina Kouider, 35 ans, mère de deux enfants, et Ouissem Medouni, 40 ans, sont poursuivis pour meurtre. Ce lundi 19 mars, à l'ouverture de leur procès, le président de la cour criminelle de Londres a interrompu au bout de deux heures à peine la lecture de l'acte d'accusation tellement les faits décrits étaient insoutenables. Dans le public, les parents de la victime peinaient à respirer en imaginant le calvaire vécu par leur fille.

Car Sophie Lionnet n'a pas été tuée par balles ou bien d'un coup de couteau, elle est décédée des suites de longs mois de traitements inhumains. L'analyse des restes de son corps a révélé « des fractures au sternum et à la mâchoire, quatre côtes cassées, des hématomes au bras gauche, au dos et à la poitrine ».

Le couple, persuadé que Sophie Lionnet commettait des fautes lorsqu'elle travaillait pour eux, lui faisait subir de longues séances d'interrogatoires violentes, qu'ils allaient jusqu'à filmer. Sur ces vidéos de plus de huit heures, Sophie apparaît « émaciée, terrifiée et sans défense, soucieuse de dire et de faire tout ce que ses bourreaux voulaient lui faire dire ou faire ». Des séances de tortures psychiques et physiques qui semblent avoir conduit à sa mort. 

Les deux accusés, qui continuent de nier les faits, ne se montrent pas coopératifs. Pour sa part, Ouissem Medouni ne peut nier le deuxième chef d'accusation "d'entrave au cours de la justice". Le père de famille a en effet été surpris le 20 septembre dernier en train de tenter de faire disparaître le corps de Sophie Lionnet en allumant un brasier dans son jardin.

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