Meurtre d'Alexia Daval : son mari veut être reconnu comme une victime

Le mari de la joggeuse retrouvée morte se constitue partie civile afin que "sa qualité de victime" soit reconnue...

Plus de deux semaines après la découverte du corps d'Alexia Daval, 29 ans, les proches de la jeune femme dont le corps a été retrouvé calciné ne sont pas au courant des avancées de l'enquête. Une situation qui engendre de nombreuses rumeurs, c'est pourquoi les avocats de la famille d'Alexia Daval demandent à la justice de bien vouloir fournir à leurs clients les premiers résultats de l'affaire. L'avocat de l'époux de la jeune femme a également indiqué que ce dernier se constituait partie civile.

Les proches d'Alexia Daval ne sont pas tenus au courant des avancées de l'enquête

Après l'effroi causé par l'annonce du décès de la joggeuse, partie courir seule et dont le corps brûlé a été retrouvé dans un bois, viennent les interrogations. Et pour l'instant, elles demeurent nombreuses, surtout pour la famille que la justice ne tient pas au courant des avancées de l'enquête. C'est pour remédier à cette situation intenable pour les proches de la jeune femme que ce jeudi matin, l'avocat de Jonathan Daval, le mari d'Alexia, a indiqué que son client se constituait partie civile afin d'avoir accès au dossier. "C'est une façon de signifier sa qualité de victime", a souligné Me Pichoff, dénonçant ainsi les rumeurs dont fait l'objet son client. 

Ce mardi, Me Jean-Marc Florand, qui représente les parents et la soeur d'Alexia Daval, ainsi que l'avocat de Jonathan Daval, ont exigé de la justice qu'elle fournisse certains détails aux proches de la victime. D'après les conseils, leurs clients ignorent notamment si Alexia a été agressée sexuellement ou non et à quand remonte précisément son décès.

"À ce stade de l’enquête, la famille a besoin de savoir quand, où et selon quel mode opératoire Alexia a été assassinée. À quand remonte précisément son décès. Si elle a subi ou non des violences sexuelles. Quels éléments précis l’autopsie a pu révéler en l’état. Nous ne demandons pas un coupable dans l’heure, mais il devient urgent, pour nos clients, d’avoir au moins un début de réponse à ces questions", expliquait Me Jean-Marc Florand dans L'Est Républicain, ce mardi.

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