Meurtre à Châtelet-les-Halles : la mère de la victime indignée par la diffusion de vidéos

La mère du jeune homme tué à la station de métro parisienne de Châtelet, et plus largement les proches de ce dernier, sont profondément indignés par le fait que des témoins aient préféré filmer leur fils en train d'agoniser plutôt que de lui porter secours...

 

La mère et la famille du jeune Martiniquais de 22 ans, Andy, agressé mortellement vendredi dernier dans la gare RER de Châtelet-les-Halles, à Paris, sont ulcérées du fait que la scène du meurtre ait été filmée puis diffusée sur les réseaux sociaux.

"Ils ont filmé, ils ont partagé sur YouTube, partagé sur Snapchat, partagé sur Facebook, WhatsApp et autres, mais personne n'a levé le petit doigt", s'est indignée la mère de famille, infirmière au CHU de Martinique arrivée ce dimanche à Paris. "Aujourd'hui, les réseaux sociaux sont trop présents et c'est un manque d'humanité", a-t-elle dénoncé.

"Les gens qui ont filmé sont aussi coupables que son meurtrier"

Andy, qui était hébergé depuis l'âge de 17 ans par une tante en Essonne, dans la banlieue de Paris, a été tué d'un coup de couteau ce vendredi, à la station de RER Châtelet-les-Halles, en plein coeur de la capitale. Le jeune Martiniquais qui venait tout juste de décrocher un contrat de mécanicien de l'armée est décédé sur place tandis que plusieurs personnes filmaient son agonie. 

"Personne ne l'a aidé, personne ne lui a porté secours. Ils ont filmé. Je trouve ça horrible et inadmissible qu'un jeune soit agonisant et qu'on filme au lieu de lui porter secours. Peut-être qu'Andy serait encore en vie, on ne sait pas. Je trouve ça inadmissible et impardonnable. Les gens qui ont filmé sont aussi coupables que son meurtrier", a affirmé sa tante, en larmes, sur Martinique 1ère.

L'agresseur d'Andy, interpellé dans la foulée de son crime, a été admis en psychiatrie, car son état a été jugé incompatible avec une garde à vue. 

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