#MeToo : une athlète suédoise révèle qu'elle a été violée

Poussée par le hastag #MeToo, une championne d'athlétisme suédoise a décidé de parler de son viol subi il y a maintenant 6 ans.

Pendant six ans Moa Hjelmer n'a parlé à personne de ce qu'il lui était arrivé. Et puis, poussée par les centaines voire les milliers de révélations faites par des femmes agressées, elle a décidé de parler. Parler de ce viol dont elle a été victime en 2011.

Moa Hjelmer a été championne d'Europe du 400 mètres en 2012. Dans un post publié sur Instagram jeudi, elle explique comment, lors d'une fin de soirée arrosée après une compétition sportive, elle a été violée. Son agresseur est également un sportif, plus âgé et marié, qui avait proposé de la raccompagner jusqu'à son hôtel.

"J'avais 21 ans, c'était la fin de la saison (...). Tout le monde était content, nous avons fait la fête, raconte la jeune femme sur son compte Instagram. Un peu trop d'alcool pour ma part et il me suit à l'hôtel. On se retrouve dans sa chambre, il veut parler, s'assoit près de moi sur le lit. Je lui dis que je vais me coucher. Il me demande de dormir ici. Il est significativement plus âgé que moi et il est marié, je me sentais en confiance".

Mais l'homme en a profité. "J'ai un petit ami, je dis non. Il commence à me toucher. Je ne veux pas, je dis non encore une fois. Il enlève mes vêtements. Tétanisée, je ne peux pas bouger. Je ne dis plus rien. Il me viole. Quand c'est fini, je prends mes affaires et je m'en vais. J'ai honte, qu'est-ce que j'ai fait de mal ?"

Il aura fallu du temps à la jeune femme pour se remettre psychologiquement de cette agression, d'autant que sa relation avec son petit-ami a été compliquée par la suite. "Ma relation avec mon copain a été gravement endommagée, poursuit la sportive. Il aura fallu près de six mois pour réparer les dégâts entre nous". 

"J'ai toujours été forte et confiante et je sais aujourd'hui que ce n'était pas de ma faute, même s'il a fallu six ans avant que j'ose le dire", termine-t-elle avant d'ajouter "merci #MeToo".

Moa Hjelmer ne précise pas si elle a porté plainte. En tout cas, elle peut toujours le faire, le délai de prescription pour les viols est de 10 ans en Suède.

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