Le maire qui avait menacé des gens du voyage avec un sabre voit sa police municipale désarmée

Le maire de Wissous, dans l'Essonne, avait menacé au début du mois des gens du voyage avec un sabre japonais. Le 19 avril dernier, la préfecture a ordonné le désarmement des agents de police municipaux qui officient dans sa ville.

Début avril, le maire de Wissous, dans l'Essonne, a menacé des gens du voyage armé d'un sabre. Ce jour-là, l'édile était accompagné d'agents de police de la commune, armés. Un comportement qui a poussé la préfecture de l'Essonne a ordonné, le 19 avril dernier, le désarmement de la police municipale de Wissous.

L'arrêté préfectoral stipule que les agents de police municipaux de la ville ont trois mois pour remettre au commissariat de Massy (Essonne) leurs armes, dont des revolvers, des matraques et des grenades lacrymogènes.

Étoile de shérif et katana

En avril, Richard Trinquier, maire étiqueté Debout La France, était intervenu sur un parking de sa commune de 7.500 habitants où s'étaient rassemblés des gens du voyage. En état d'ébriété, équipé d'un gilet pare-balles et d'une étoile de shérif, le maire les aurait menacés avec un katana (sabre japonais). Il était alors accompagné de son premier adjoint, du chef de la police municipale ainsi que deux policiers. 

Interpellé, le maire de Wissous avait été placé en garde à vue par la police nationale. Lors des perquisitions, douze armes lui appartenant avaient été saisies, dont trois non déclarées. Richard Trinquier, placé sous contrôle judiciaire, sera jugé le 14 juin par le tribunal correctionnel d'Evry. 

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