« Maëlys va te hanter » : le bouleversant message de la mère de la fillette

« Il aura fallut attendre cinq mois et demi pour que ce monstre parle enfin »...

Mercredi 14 février, Nordahl Lelandais, principal suspect dans l'affaire Maëlys, est enfin passé aux aveux. Acculé par une nouvelle preuve incriminante : une tache de sang infime appartenant à la fillette détectée par les enquêteurs dans le coffre de la voiture de l'ancien militaire, le trentenaire s'est enfin décidé à avouer. Nordahl Lelandais, qui a demandé à voir les magistrats en charge de l'affaire, a par la suite conduit les enquêteurs sur les lieux où il avait abandonné le corps de l'enfant - on ne sait pas encore s’il l'a enterré ou bien laissé à l'abandon - dans le massif de la Chartreuse. Un lieu escarpé où en fin de journée, grâce à des chiens détecteurs de restes humains, un crâne et un os appartenant à Maëlys ont été retrouvés.

C'est donc la fin d'une attente interminable pour les proches de la petite Maëlys, mais aussi le début d'un long processus de deuil. Comme l'a résumé le procureur de la République de Grenoble mercredi soir, les parents de Maëlys savent où se trouve leur fillette, mais ils savent également qu'elle est morte. Une annonce qui a bouleversé tout le monde, y compris Jean-Yves Coquillat, qui face à la presse avait bien du mal à contenir son émotion en annonçant que les restes de l'enfant venaient tout juste d'être retrouvés. 

« Maëlys avait la vie devant elle, tu nous l'as arrachée »

Alors que l'avocat de la famille de Maëlys a fait part de leur intention de ne pas communiquer pour l'instant, la mère de la petite fille s'est exprimée sur Facebook, comme elle le fait régulièrement depuis le début de cette terrible affaire. « Toi, l'assassin de ma fille : Maëlys va te hanter nuits et jours dans ta prison jusqu'à ce que tu crèves et que tu ailles en enfer. », écrit-elle.

« Maëlys avait la vie devant elle, tu nous l'as arrachée, on ne la verra plus jamais à cause de toi, je ne pourrais plus la serrer dans mes bras et lui dire à quel point je l'aime », poursuit Jennifer Cleyet Marrel. La mère de famille s'adresse également à sa fille, regrettant de n'avoir pu la « protéger de ce prédateur ». « Cette culpabilité me poursuivra encore très longtemps. » Un message bouleversant dans lequel la maman de Maëlys dit ressentir un certain soulagement à l'idée que « ce monstre ne fera plus de mal à personne maintenant ».

Rubriques

Société