Maëlys : le squelette de la fillette peut livrer de précieuses informations

Suite aux aveux de Nordahl Lelandais, la quasi-totalité du corps de Maëlys a été retrouvé dans une zone escarpée du massif de la Chartreuse. Des restes qui pourraient bien livrer de précieuses informations sur les dernières heures de l'enfant et notamment sur sa mort, que l'accusé qualifie "d'accidentelle".

Jeudi 15 février, la "quasi-totalité" du corps de Maëlys, disparue fin août à Pont-de-Beauvoisin, a été retrouvée par les enquêteurs. Le squelette de la fillette de 9 ans a été découvert dans un secteur particulièrement escarpé en Isère, à la lisière de la Savoie. C'est Nordahl Lelandais lui-même qui a indiqué aux enquêteurs le lieu où il avait déposé l'enfant, morte, après être passé aux aveux mercredi 14 février.

Il aura donc fallu attendre presque six mois pour que le principal suspect se décide à parler. Pour autant, il n'a pas souhaité révéler comment Maëlys était morte, se contentant d'affirmer qu'il s'agissait d'un "accident". Et maintenant ? « L’enquête doit se poursuivre. Il aura à répondre à de nombreuses questions. Il sera entendu prochainement sur les circonstances dans lesquelles cette mort est intervenue. J’ai la conviction qu’il y contribuera pleinement », a commenté son avocat, Me Jakubowicz.

Désormais, c'est aux restes de Maëlys que vont s'intéresser les enquêteurs. Pour le médecin légiste de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie (IRCGN), Charles Agostini, le corps de Maëlys « peut encore livrer des informations » utiles aux enquêteurs.

« Le corps de Maëlys va être examiné pendant plusieurs semaines à l’IRCGN à Pontoise (Oise), explique Ouest-France. Une demi-douzaine d’experts vont chercher dans un premier temps à dater la mort notamment grâce à l’examen des conditions environnementales, des données météorologiques et des insectes trouvés sur le site. »

Ensuite, le corps sera passé au scanner afin de détecter des indices invisibles à l'oeil nu, notamment des traces métalliques qui pourraient indiquer aux enquêteurs avec quelle arme éventuelle Nordahl Lelandais a tué la petite fille. Une recherche de substances toxicologiques sera également menée. 

Puis, un anthropologue judiciaire assistera le médecin légiste dans l'examen des os de l'enfant, de manière à déterminer la nature éventuelle de traumatismes et aider à trouver l'objet qui peut en être à l'origine. Un long travail, méticuleux et nécessaire, qui pourrait permettre aux enquêteurs de trouver la cause exacte de la mort de Maëlys.

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