Macron fustigé par Yann Moix : « Vous humiliez la France »

"Ces actes de barbarie, soit vous les ­connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction", écrit notamment l'écrivain...

"Monsieur le Président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés." Voilà commence la tribune signée par Yann Moix et publiée dans Libération, ce dimanche 21 janvier. Un long texte dans lequel l'écrivain et chroniqueur dénonce la politique migratoire du président de la République et les violences faites aux migrants par les forces de l'ordre. 

"Vous menacez de saisir la justice si les 'faits dénoncés' ne sont pas 'avérés'. Voici donc, monsieur le Président, les ­images des conséquences obscènes de ­votre politique", écrit Yann Moix à propos des accusations des associations d'aide aux migrants qui soutiennent que les forces de l'ordre gazent et frappent régulièrement les migrants.

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"On vous trouve plus efficace dans la distribution des coups que dans la distribution des repas."

"Ces actes de barbarie, soit vous les ­connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction", souligne notamment le chroniqueur de Laurent Ruquier, avant de dénoncer : "Vous avez ­instauré à Calais, monsieur le Président, un protocole de la bavure. Quand une police agit aussi unie, pendant si longtemps, elle ne peut le faire sans se plier à un commandement. Est-ce bien vous, monsieur le Président, qui intimez aux policiers l'ordre de déclencher ces ­actions souillant la dignité de l'homme ? Vous y avez répondu vous-même : 'Dans la République, les fonctionnaires appliquent la politique du gouvernement.'"

"Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie."

"Saccages d'abris, confiscations ­d'effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l'aide humanitaire. Tel est le quotidien des exilés à Calais, monsieur le Président", affirme Yann Moix, qui avec des propos similaires s'était déjà attiré les foudres de la préfecture du Pas-de-Calais. 

"Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable", continue l'écrivain, avant de conclure: "Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie."

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