L'ex président des jeunes socialistes accusé d'agressions sexuelles par huit femmes

Le journal Libération a recueilli le témoignage de huit femmes accusant Thierry Marchal-Beck de harcèlement et d'agressions sexuelles. Certains cadres du PS réclament son exclusion.

Thierry Marchal-Beck est sur la sellette. D'après Libération, huit femmes accusent l'ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) de harcèlement et d'agressions sexuelles. Rita Maalouf, la secrétaire nationale du Parti socialiste en charge du droit des femmes a demandé son exclusion du parti. "Je demande officiellement son exclusion dans les plus brefs délais, en tant que secrétaire nationale du droit des femmes", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Selon les accusations, les faits se seraient déroulés entre 2010 et 2014, parfois devant des témoins. "Beaucoup de cadres connaissaient son comportement", écrit Libération. "Dans leur grande majorité, ces faits sont prescrits et n'ont pour l'instant pas fait l'objet d'une plainte, même si deux victimes y réfléchissent", ajoute le quotidien.

Huit femmes ont accepté de témoigner de façon anonyme, mais le journal affirme avoir recensé "au moins quatre cas supplémentaires". Thierry Marchal-Beck agirait toujours de la même façon. D'abord il plaquerait ses victimes contre un mur pour tenter de les embrasser, puis glisserait sa main sous leur tee-shirt ou leur jupe. L'une d'elles affirme même que l'homme a essayé de lui imposer une fellation, une autre qu'il lui a peloté les seins par surprise et en public. "Il n'était pas entreprenant, simplement violent", raconte une autre femme.

Plusieurs membres du parti socialiste ont immédiatement réagi sur Twitter, pour apporter leur soutien aux victimes.

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