Levothyrox : deux ministres visés par une plainte pour non-assistance à personne en danger

Une femme a décidé de porter plainte contre les ministres de la Santé et de l'Économie. Elle leur reproche de ne pas avoir "su gérer la crise sanitaire" et de ne pas avoir essayé de négocier avec le laboratoire.

Les plaintes se succèdent, mais ne se ressemblent pas forcément dans l'affaire du Levothyrox. Une nouvelle action concerne directement Agnès Buzyn et Bruno Le Maire. La plaignante a porté plainte pour non-assistance à personne en danger au tribunal de Grasse. 

La nouvelle formule du Levothyrox a engendré de nombreux effets secondaires sur certains patients. Dans sa plainte, Anne-Catherine Colin-Chauley fait référence aux articles du Code pénal sur "l'abstention volontaire de porter assistance à une personne en péril", précise Nice-Matin.

La plainte ne vise pas seulement les deux ministres

La plaignante vise directement les deux ministres, de la Santé et de l'Économie, ainsi que le laboratoire Merck qui a conçu ce médicament et l'Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM). Elle avait déjà porté plainte contre le fabricant, mais pour un autre motif.

Avocate au barreau d'Ajaccio et sous Levothyrox, elle reproche à Agnès Buzyn de n'avoir "pas su gérer la crise sanitaire" et à Bruno Le Maire de ne pas "avoir essayé de transacter avec le laboratoire Merck".

Mais l'action vise également , sans les nommer, les médecins et les pharmaciens "ayant refusé de prendre en considération les symptômes indésirables de leurs patients", les journalistes et médias pour avoir "orienté les informations" et les élus qui n'ont pas "honoré leur devoir d'intérêt général".

Cette plaignante était déjà la première à avoir déposé plainte fin août, à titre personnel, contre le laboratoire pour mise en danger de la vie d'autrui. Elle a également créé le collectif "Alerte Thyroïde".

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