L’avocat de Jonathann Daval charge Alexia Daval en l’accusant de violences sur son mari

Alors que ce mardi 30 janvier, Jonathann Daval, le mari d’Alexia Daval, a avoué l’avoir tuée en l’étranglant, son avocat n’a pas hésité à accuser la jeune femme dont le corps calciné a été retrouvé dans un bois fin octobre, de violences régulières sur son compagnon.

La défense des avocats de Jonathann Daval est pour le moins surprenante. Étonnante de par le timing des déclarations des conseils du mari d’Alexia Daval, qui n’ont pas hésité à prendre la parole en fournissant de nombreux détails à la presse - et ce avant même que la procureure ne s’exprime - et de par ses insinuations laissées entendre sur BFMTV entre autres.

Alors même que Jonathann Daval, placé en garde à vue lundi 30 janvier au matin, venait tout juste d’avouer le meurtre de son épouse, Me Randall Schwerdorffer s’est exprimé face aux caméras, n’hésitant pas à taxer Alexia Daval de violente et expliquant que sa “personnalité écrasante” avait poussé son client à sortir de ses gonds et commettre l’irréparable.

“Alexia, en période de crise, pouvait avoir des accès de violence extrêmement importants”

"C’est un couple dont malheureusement l’un des conjoints était violent mais ce n’est pas celui auquel on pense, c’est-à-dire qu’Alexia, en période de crise, pouvait avoir des accès de violence extrêmement importants à l’encontre de son compagnon", a ainsi affirmé l’avocat.

“Il commet l'irréparable mais espère qu'Alexia va se réveiller"

Quant à Me Ornella Spatafora, la seconde avocate de Jonathann Daval, elle a évoqué sur BFMTV la relation de “dominant/dominé” du couple. "Des reproches lui ont été faits, on a souvent parlé d'une relation dominant/dominé dans ce couple. Un seuil de tolérance de la part de Jonathann a été atteint ce soir-là. Il commet l'irréparable mais espère qu'Alexia va se réveiller".

Concernant le changement d’humeur d’Alexia Daval lorsqu’elle prenait des “médicaments”, fait évoqué par la procureure de la République de Besançon durant sa conférence de presse, Me Schwerdorffer a souligné : "C’est un fait connu, publiquement connu, qui avait été porté à ma connaissance bien avant que j’ai accès au dossier." "Jonathann Daval, c'est quelqu'un qui prend sur lui, qui supporte, qui ne dit rien et qui, à un moment, a explosé", a-t-il ajouté, expliquant : "Ce n’est pas un accident, ce sont des violences volontaires mais c’est une dispute qui a mal tourné, qui n’était pas préméditée. En aucun cas, il n’est un violent d’habitude mais ce qui s’est passé ce soir-là c’est un trop-plein et un garçon qui a perdu pied, qui n’a pas su gérer et a géré par la violence."

Rubriques

Société