Alors qu'en début de semaine, E. Leclerc admettait par communiqué avoir commercialisé des lots de lait infantile pourtant rappelés par Lactalis, et qu'au moins un magasin Intermarché en avait également proposé dans ses rayons, d'autres distributeurs ont reconnu avoir vendu des lots potentiellement contaminés à la salmonelle...

La liste s'allonge et avec elle, c'est la confiance des consommateurs qui s'étiole un peu plus, à mesure des scandales sanitaires. En pleine polémique autour de lots de lait infantile exposés à la salmonelle et rappelés par Lactalis, plusieurs entreprises de grande distribution admettent avoir laissé dans leurs rayons les lots incriminés. 

Ce mardi, E. Leclerc reconnaissait par communiqué avoir vendu plusieurs de ces lots dans certains de ses supermarchés, tout en avançant que les consommateurs concernés par ses achats avaient été contactés et remboursés. Une enquête interne a été ouverte, précisait le communiqué.

Mercredi 10 janvier, une mère de famille affirmait avoir acheté dans un magasin Intermarché un lot pourtant rappelé par la société Lactalis. Dans la foulée, Intermarché confirmait avoir détecté des anomalies de procédures et ouvert également une enquête en interne.

Le même jour, Auchan annonçait avoir commercialisé pas moins de 52 boîtes de lait infantile Lactalis qui auraient dû être retirées des rayons en raison d'une possible contamination à la salmonelle. 

À ces trois grands distributeurs viennent désormais s'ajouter Système U, qui a reconnu avoir vendu 384 boîtes de lait incriminées, puis Carrefour, qui en a écoulé 434 et pour finir, Casino, qui en a mis en vente dans ses magasins éponymes, mais aussi les enseignes Géant et Franprix, qui ont vendu quelques 400 boîtes.

Pour sa part, le groupe Monoprix qui n'a pas communiqué sur de possibles ventes de ces lots contaminés dans ses rayons, a souligné avoir mis en place un système de blocage des codes-barre concernés. 

Le dénouement de ce scandale réside maintenant dans la capacité de ces grands groupes à localiser et contacter les consommateurs concernés avant qu'ils n'aient fait ingérer ces laits à leurs enfants. Une véritable course contre la montre.

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