La Poste : pression et suicides

Le magazine Envoyé spécial a décidé de concentrer l’un de ses documentaires sur La Poste. Le tableau dépeint est particulièrement sombre…

Les témoignages de postiers s’enchaînent, suivis de témoignages de proches de postiers qui se sont suicidés. Le reportage met en lumière deux suicides : ceux de Charles Griffond en 2016, alors qu’il était âgé de 53 ans, et de Paula Da Silva en 2018, qui enchaînait les appels à l’aide et les arrêts de travail à cause de son burn-out. Leurs proches parlent alors d’une pression insupportable, d’un “travail minuté”, de “réorganisations tous les 18 ou 24 du mois”, de prises d’anxiolytiques… Ces dernières années, le nombre de suicides a considérablement augmenté.

Des suicides qui n’ont pas été beaucoup médiatisés en France. Une ancienne attachée de presse fait part d’une explication selon laquelle le service communication met en cause la vie personnelle du défunt ou alors son incapacité à “prendre le train de la transformation en marche”. Elle-même explique qu’elle a quitté La Poste pour ne “pas passer [sa] vie à jouer les fossoyeurs”. La majorité des individus qui témoignent ont le visage flouté et la voix trafiquée. Pedro Brito Da Fonseca, le journaliste, explique : “J’ai eu du mal à établir le contact, il règne un sentiment de peur”.

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