Une journaliste se fait allumer sur la toile après avoir fait de l'ironie au sujet du gendarme héros

Sur les réseaux sociaux, on réfléchit à deux fois avant de dire ce que l'on pense : une journaliste du "Figaro" a oublié cette règle et en a payé les frais, après avoir ironisé au sujet du gendarme qui s'est comporté en héros lors de la prise d'otages vendredi dernier. 

Une journaliste du "Figaro" a tenté un brin d'humour sur Twitter, mais elle a mal choisi sa cible : cette dernière a ironisé au sujet du gendarme Arnaud Beltrame, qui a eu un geste héroïque en prenant la place d'un otage menacée lors de la dernière attaque terroriste dans l'Aude

"Ne jugeons pas trop vite cet homme"

Eugénie Bastié a publié un tweet vendredi dernier, après les attaques terroristes dans l'Aude, dont le bilan était alors déjà de deux morts. Cette journaliste du Figaro a essayé d'ironiser à propos du gendarme, alors annoncé grièvement blessé, qui a laissé sa vie héroïquement pour sauver celle d'un otage. Elle a fait référence, dans son post, au scandale concernant le harcèlement moral dont avaient été victimes des jeunes femmes au lycée militaire de Saint-Cyr : «Ne jugeons pas trop vite cet homme en héros, il a peut-être mis des mains aux fesses à Saint-Cyr» a-t-elle tweeté. 

Un "tweet imbécile"

Si la jeune femme pensait faire de l'humour, son tweet est très mal passé du côté de ses followers, qui ne se sont pas gênés pour lui faire remarquer. La journaliste, qui a tout d'abord souligné l'ironie de son tweet, a fini par le supprimer. Eugénie Bastié, qui a par la suite appris la mort de Arnaud Beltrame le lendemain, a fait ses excuses sur le réseau social, reconnaissant son humour comme étant déplacé au vu des circonstances : «Je regrette profondément mon tweet imbécile. Je n'ai évidemment jamais voulu remettre en cause le courage admirable et l'intégrité incontestable d'Arnaud Beltrame, un héros français. Je présente mes excuses à ceux que j'ai blessés et à mes amis et confrères du Figaro.»

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