Jo-Wilfried Tsonga : "au moins, je peux dire que j'ai gagné la coupe Davis"

À 32 ans, Jo-Wilfried Tsonga a remporté sa première coupe Davis. Une belle revanche pour celui qui reconnaît avoir "toujours été catalogué comme un joueur qui ne gagne pas".

En février 2008, Jo-Wilfried Tsonga faisait sa première apparition en équipe de France avec une victoire difficile contre le roumain Andrei Pavel. Depuis, bien s'il se soit fait une jolie place de numéro 1 français au classement ATP, il s'est malheureusement aussi distingué par ses multiples défaites, dont celle contre la Suisse à la coupe Davis de 2014. S'ensuit notamment une année 2016 compliquée durant laquelle il a subi des blessures et n'a remporté aucun titre.

Une récompense qu'il plaçait "au summum"

La Coupe Davis, pour Tsonga, c'était le graal. Le joueur français plaçait le Saladier d'argent "au summum" et considérait la Coupe Davis comme étant une compétition aussi importante qu'un tournoi du Grand Chelem. C'est l'une des raisons pour lesquelles il avait arrêté l'école à 17 ans, afin de se concentrer sur le tennis où il commençait à se démarquer. "Mes parents étaient déçus, ils sont instits".

À 19 ans, il doit faire face à une grave blessure au dos qui met en péril une carrière à peine entamée. "Le docteur m'a dit : 'pas sûr que tu rejoues au tennis dans ta vie'." Une estimation qui s'est heureusement révélée fausse.

"Moi, quand l'équipe de France gagne, je suis content"

"C'est fabuleux tout ce que j'ai vécu, il y a eu des émotions incroyables, mais tout ça, ça fatigue", concède le sportif. Mais sa victoire de vendredi lui a permis d'atteindre son grand objectif de carrière, une réussite gratifiante pour celui qui a "toujours été catalogué comme un joueur qui ne gagne pas, surtout en France (...) Aujourd'hui, au moins, je peux dire que j'ai gagné la Coupe Davis. C'est déjà pas mal", a-t-il humblement ajouté.

Notre vainqueur, qui garde les pieds sur terre, désire simplement "continuer à faire gagner l'équipe de France", et se dit même près à "corder pour eux s'il le fallait".

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