Jawad Bendaoud présente ses excuses et accorde une interview à BFMTV

Surnommé le "logeur de Daech" par la presse avant que son procès ne s'ouvre, Jawad Bendaoud, relaxé dans l'affaire du logement loué aux terroristes du 13-Novembre, demande pardon aux familles des victimes. Il a accordé une interview à BFMTV dans laquelle il évoque entre autres sa nouvelle vie, loin de la Seine-Saint-Denis. 

Veste du club de foot de Manchester City jaune pétant, lunettes sur le nez, cheveux gominés et barbe de trois jours, Jawad Bendaoud, les mains dans les poches de son survêtement, répond aux questions de la journaliste de BFMTV, quelque part sur une plage loin de Paris et de ses ennuis judiciaires. Alors que le tribunal correctionnel de Paris l'a relaxé pour des faits de "recel de malfaiteurs terroristes" il y a près d'un mois maintenant, Jawad tient à présenter ses excuses aux familles des victimes des attentats du 13-Novembre.

Dans cette interview, Jawad Bendaoud revient notamment sur son attitude lors de son procès. Accusé de fanfaronner et d'avoir "fait son show", le "logeur de Daech" comme il était surnommé, répond que "dans ce genre de situation, j'étais innocent et ma seule défense c'était l'attaque". "Je pensais être condamné. Parce qu’il y a l’opinion publique. Les juges, comme a dit mon avocat, ont fait preuve de courage."

"Il y a beaucoup de personnes qui n'accepteront pas mon pardon"

Relaxé, il a pu quitter la prison de Fresnes (Val-de-Marne) où il était incarcéré dans l'attente de son procès depuis novembre 2015. Mais après "27 mois à l’isolement", Jawad confie ne pas s'être "préparé à sortir de prison". Alors que durant son procès, il ne s'était pas excusé, Jawad Bendaoud tient maintenant à le faire, face aux caméras de BFMTV : "Il y a beaucoup de personnes qui n'accepteront pas mon pardon mais (...) je présente mes excuses à toutes les familles des victimes car même si je n'ai jamais voulu être lié à cette affaire, j'y serai lié toute ma vie."

Désormais, Jawad Bendaoud, qui n'habite plus en Seine-Saint-Denis, aspire à "rester au calme". Pour finir, il confesse se sentir "responsable, un peu, de ce qui s’est passé pour les habitants de Saint-Denis, parce qu’il y a quand même des gens qui ont été traumatisés".

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