Hélicoptères, blocs de béton... Le procès d'Abdeslam s'ouvre sous haute sécurité

Le Français, seul membre encore en vie du commando terroriste du 13 novembre 2015, va être jugé durant quatre jours pour la fusillade de la rue du Dries, à Forest ; l'un des épisodes marquants de la traque des djihadistes qui ont frappé Paris et Saint-Denis. 

Son procès devait initialement avoir lieu en décembre dernier, il s'ouvre finalement ce lundi 5 février, dans un climat particulièrement tendu. Salah Abdeslam, seul membre du commando du 13-novembre encore vivant, avait été interpellé le 18 mars 2016 après une cavale de près de quatre mois, consécutive aux attentats de Paris et Saint-Denis.

C'est la première fois qu'Abdeslam comparaît publiquement suite à la fusillade avec les forces de l'ordre qui s'est déroulée à Bruxelles, le 15 mars 2016, soit trois jours avant sa capture. Durant cet échange de coups de feu, trois policiers avaient été blessés et un djihadiste algérien de 35 ans, Mohamed Belkaïd, avait été abattu alors qu'il couvrait la fuite d'Abdeslam et d'un complice, Sofiane Ayari. Ce dernier, âgé de 24 ans et de nationalité tunisienne, comparaît également aux côtés de Salah Abdeslam.

L'empreinte ADN du seul survivant du commando du 13 novembre 2015 avait été retrouvée dans la planque où il avait trouvé refuge. L'échange de tirs avec la police avait entraîné la fuite d'Abdeslam et Ayari, qui avaient étaient interpellés tous les deux le 18 mars 2016 à Molenbeek. Une arrestation qui d'après les enquêteurs a motivé les attentats du 22 mars à l'aéroport et dans le métro de la capitale belge, lorsque trois kamikazes ont actionné leurs ceintures d'explosifs.

Ce procès, très attendu, se déroule sous haute sécurité jusqu'à ce vendredi 9 février. Salah Abdeslam et Sofiane Ayari doivent répondre de « tentative d'assassinat sur plusieurs policiers » et « port d'armes prohibées », le tout « dans un contexte terroriste ». Ils encourent tous les deux 40 ans de prison. 

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