Georges Tron jugé pour viols et agressions sexuelles

Le maire de Draveil comparaît à partir de ce mardi 12 décembre devant la cour d'assises de Seine-Saint-Denis. Il est accusé de viols en réunion par deux ex-employées de la mairie de Draveil, dont il est toujours à la tête.

Accusé de viols en réunion par deux anciennes employées de la mairie de Draveil (Essone), qu'il dirige toujours, Georges Tron, ex-secrétaire d'État, comparaît ce mardi 12 décembre devant la cour d'assises de Seine-Saint-Denis.

Georges Tron ne sera pas seul dans le box des accusés puisque son ancienne adjointe à la culture, Brigitte Gruel, est accusée pour sa part de complicité dans cette affaire de viols et agressions sexuelles. Tous les deux clament leur innocence.

Georges Tron s'apprête à "balancer lui aussi"

"Je suis sans appréhension et j'espère que (le procès) servira à éclaircir des tas de choses qui auraient dû l'être depuis longtemps", a déclaré à l'AFP Georges Tron. L'ex-secrétaire d'État à la Fonction publique (2010-2011) entend bien "balancer (lui) aussi" : "Jusqu'à présent, j'ai été pudique, mais au cours de ce procès, je vais sortir de ma réserve et balancer moi aussi", a-t-il assuré dans un entretien paru au Journal du Dimanche.

Le scandale de l'affaire Georges Tron avait éclaté en mai 2011, dans le sillage de l'arrestation à New York de Dominique Strauss-Kahn, ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), accusé d'agression sexuelle. Affirmant qu'il ferait de la reconnaissance de son innocence une "affaire personnelle", Georges Tron avait alors démissionné du gouvernement Fillon. 

Accusé d'être un fétichiste plantaire, l'élu avait été copieusement caricaturé et moqué dans les médias. Mais ce qui vaut au maire de Draveil de comparaître devant les assises est bien plus grave que des massages de pied. Deux de ses anciennes employées, Virginie Ettel et Eva Loubrieu, affirment avoir subi des pénétrations digitales et des attouchements entre 2007 et 2010, sans avoir réussi à échapper à leur agresseur, elles qui se décrivent "tétanisées" au moment des faits.

Des accusations "fallacieuses" pour l'avocat de Georges Tron, maire Les Républicains de Draveil qui se dit victime d'un complot de l'extrême droite. 

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