Génération Identitaire visé par une enquête

Dans un documentaire intitulé "Generation hate", des membres de Génération Identitaire sont filmés en train de tenir des propos violents dans les locaux d'un bar privé de l'ultra-droite du centre ville de Lille. 

Suite à la diffusion de ce documentaire-choc diffusé sur la chaîne Al Jazeera et portant sur un bar privé de l'ultra-droite du centre-ville de Lille, le parquet a décidé, ce mercredi, d'ouvrir une enquête préliminaire "au regard des violences et des propos tels qu'ils apparaissent dans ce reportage". 

Le documentaire d'une cinquantaine de minutes, intitulé "Generation hate", s'attarde sur plusieurs personnes filmées en caméra cachée, se vantant d'avoir participé à des "ratonnades". 

Le procureur de Lille, Thierry Pocquet du Haut-Jussé, a fait savoir par communiqué qu'il avait décidé "d'ordonner une enquête préliminaire, confiée à la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Nord, en vue de caractériser des infractions pénales susceptibles d'entraîner des poursuites au-delà des mesures administratives relevant des autorités compétentes". 

Un documentaire que la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, a visionné "avec horreur". Face à ces "propos insupportables de membres de Génération Identitaire", elle réclame "la fermeture de la Citadelle qui n'aurait jamais dû ouvrir à Lille". 

Dans le documentaire, plusieurs personnes filmées notamment dans les locaux du bar racontent des actes d'une grande violence. Des images montrent même l'attaque d'une femme qu'ils désignent comme étant maghrébine. Avant cette attaque, les membres de Génération Identitaire trinquent au "Troisième Reich !"

"Le jour où je sais que j'ai une maladie incurable, je m'achète une arme et je fais un carnage", dit l'un des membres. "Je me dis que, quitte à mourir de ma maladie, autant me faire fusiller par les flics", lance-t-il tout en précisant qu'il ciblerait alors "une mosquée". 

"La Citadelle ne peut pas être réduite à des propos de quelques personnes qui n'ont aucune légitimité, ce sont des personnes de passage qui n'ont jamais participé à des actions de Génération Identitaire", s'est justifié ce mercredi Aurélien Verhassel, responsable lillois du groupuscule qui compte 800 adhérents. 

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