Garde à vue prolongée pour Tariq Ramadan, accusé de plusieurs viols

L'islamologue controversé, accusé par plusieurs femmes d'agressions sexuelles, se trouve en garde à vue depuis ce mercredi 31 janvier, à Paris.

La garde à vue de Tariq Ramadan a été prolongée, a indiqué ce jeudi 1er février à l'AFP une source proche du dossier. Visé par deux plaintes pour viol en France, l'essayiste suisse a été placé en garde à vue ce mercredi 31 janvier dans les locaux des enquêteurs parisiens de la police judiciaire. Tariq Ramadan fait l'objet d'une enquête préliminaire ouverte pour "viols et violences volontaires".

Depuis le mois de novembre dernier, cette figure controversée de l'islam en France, universitaire théologien, se retrouve visé par les accusations de deux femmes qui ont porté plainte contre lui pour viol, dans le sillage du scandale Weinstein aux États-Unis et d'une libéralisation de la parole des femmes concernant les agressions sexuelles. 

Henda Ayari est la première plaignante à avoir porté plainte contre Tariq Ramadan. Ancienne salafiste devenue militante féministe, elle affirme que l'islamologue l'a violée dans une chambre d'hôtel parisienne en 2012. La seconde plainte a été déposée par une femme fin octobre, quelques jours après le dépôt de la première plainte. La victime présumée affirme également avoir été violée par l'islamologue dans un hôtel à Lyon, en 2009. Les deux femmes ont été entendues par la police à Paris et à Rouen.

Dans cette affaire, l'essayiste française Caroline Fourest a également été entendue par les enquêteurs, à qui elle a remis des documents. Depuis plusieurs années, cette dernière combat médiatiquement Tariq Ramadan, qu'elle accuse de défendre un islam radical contraire aux valeurs républicaines. 

Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur de la confrérie égyptienne islamiste des Frères musulmans, a été mis en congé de son poste d'enseignant à l'Université britannique d'Oxford, début novembre, suite à l'ouverture d'une autre enquête à son encontre, concernant également des agressions sexuelles. 

Depuis le début de cette affaire, Tariq Ramadan dénonce une "campagne de calomnie" orchestrée par ses "ennemis de toujours".

Début novembre, La Tribune de Genève publiait un article accusant l'islamologue d'abus sexuels sur mineures.

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