Les futurs ex-salariés de Castorama et Brico Dépôt contraints de former leurs remplaçants polonais

«C'est le capitalisme poussé à son cynisme extrême», a dénoncé le délégué Force Ouvrière Jean-Paul Gathier.

Ce mercredi, le groupe britannique d'enseignes de bricolage Kingfisher, propriétaire des magasins Castorama et Brico Dépôt, a annoncé que les salariés de ses deux enseignes de bricolage allaient devoir former leurs remplaçants polonais. 

229 postes prochainement supprimés en France

En novembre dernier, la maison-mère avait annoncé le regroupement à Cracovie de ses services comptables et de gestion ainsi que la suppression de 450 emplois dans ses services administratifs en France. Résultat : 229 postes vont être prochainement supprimés dans l'Hexagone, 63 au siège de Castorama et pas moins de 166 dans les magasins.

Pour les syndicats, « c'est le capitalisme poussé à son extrême ». De plus, les propositions de reclassement sont inacceptables en l'état, a souligné le délégué de Force Ouvrière, Jean-Paul Gathier, au micro de France Info. « On prévoit que les salariés polonais viennent suivre des stages en France pour savoir et s’adapter à la comptabilité française, donc ils seraient formés par ceux qui sont licenciés et qui perdent leur emploi par rapport à cette délocalisation », s'étonne-t-il. 

Les syndicats sont tous d'accord pour affirmer que les salariés ne formeront pas leurs remplaçants polonais. Plusieurs manifestations sont prévues dans les prochains jours. 

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