Fusillade de Floride : un policier présent sur place n'a rien fait

Ce jeudi, le shérif du comté de Broward où s'est déroulée la fusillade mortelle dans un lycée a révélé que l'un de ses agents se trouvait sur place lorsque le tireur a commencé à abattre d'anciens camarades. Le policier, accusé de n'avoir rien fait, a été suspendu. 

Mardi 13 février, au moment de la fusillade qui a fait 17 morts au lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland (Floride, États-Unis), l'un des adjoints du shérif du comté était en poste et armé devant l'établissement. Mais Scott Peterson, déployé ici dans le but d'assurer la protection du lycée, n'est pas intervenu. Un comportement qui lui a valu d'être sanctionné par sa hiérarchie. 

Ce jeudi 22 février, le shérif du comté de Broward, Scott Israël, a confirmé la présence devant l'établissement scolaire de l'un de ses adjoints qui aurait dû « entrer, aborder le tueur, tuer le tueur ». À la place de quoi Scott Peterson « a allumé sa radio et s’est positionné devant l’entrée ouest mais il n’est jamais entré », a-t-il précisé. Un comportement inadmissible pour le shérif, qui a rapporté avoir été « malade » en visionnant les images de la tuerie perpétrée par l'ancien élève de 19 ans.

L'adjoint a été suspendu sans solde. Proche de l'âge de partir à la retraite, ce dernier a préféré démissionner. Deux autres policiers, sur la sellette, sont également soupçonnés de n'avoir rien fait pour empêcher ce massacre. Scott Israël a annoncé qu'une enquête était en cours afin de savoir si ces deux agents, proches du lieu de la fusillade, « auraient pu ou auraient dû faire davantage ». 

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